L’équipement de Jordane – Les vêtements

Ce n’est pas un secret, même si j’ai déjà pas mal voyagé, je ne m’étais jamais embarquée dans une aventure « sac à dos » ! Je pars avec un bon point : j’aime voyager léger et j’enregistre rarement mes bagages en soute lorsque je prends l’avion… Mais avouons-le, je triche, j’ai surtout fait beaucoup d’allers-retours en Guadeloupe où m’attend ma garde-robe d’été à la maison, au cas où ! (Et les maillots de bain et les shorts, ce n’est pas ce qui prend le plus de place dans une valise..).

Mais là, le challenge s’annonce un peu plus corsé. 13 mois sur les routes, donc, avec ma maison sur le dos. Des chaleurs de l’Outback australien en plein été, au froid glacial de l’Antarctique au début du grand hiver, sans oublier la fin de la mousson en Asie du Sud Est… Mmmmm.

J’ouvre un peu mes placards et je regarde ce qui pourrait m’être utile. Mon uniforme parisien ? Pas franchement ! Des baskets en cuir (peut-être un peu fatiguées), d’éternels jeans (qui mettraient vingt mois à sécher dans le sac) et d’épais pulls (de circonstance, même en Mai cette année à Paris, mais trop lourds à emporter).

Je pars donc de zéro, il me faut absolument tout acheter : duvet, matelas, chaussures de randonnée, autres vêtements (que les habitués appellent « vêtements techniques » avec un air entendu) et accessoires.

Point primordial, il va me falloir investir dans du poids plume ! Si je dois tout porter sur le dos pendant 13 mois, vu ma carrure, il ne me faut pas dépasser les 9 kilos. Plus d’un an de matériel et de fringues dans un sac à dos de moins de 9 kilos ? D’accord, je relève le défi !

1. Les indispensables

Les chaussures de randonnée

L’élément le plus important de ma « nouvelle » garde-robe sera bien évidemment mes chaussures de marche. Je décide donc de ne pas regarder à la dépense et je me rends, guillerette, au Vieux Campeur dans le quartier latin. Après une petite heure d’essayages et grâce aux conseils avisés d’un jeune vendeur passionné, j’opte pour la paire la plus confortable, quoiqu’un peu lourde aux pieds (1 kilo la paire!) : une paire de Comet 3D Lady GTX par Salomon.

Chaussures rando

Anecdote : Ma paire de chaussures d’essayage sous le bras, je me rends à la caisse. Je leur tends et leur demande si je peux avoir la paire neuve, mais sans la boite. Silence, regards de travers : « Nous ne faisons pas de chaussures neuves, vous achetez celles que vous tenez ». Je regarde, incrédule, la paire de pompes à 180 euros que je tiens à la main : vraiment défoncée, le cuir rayé de grosses marques de caoutchouc noir (?), essayée sans doute mille fois et surtout, n’oublions pas, un magnifique « 6 » argenté gravé sur la coque avant (comme toutes ses soeurs, sans doute pour que les vendeurs retrouvent en un coup d’oeil la bonne taille sur leurs étagères de chaussures). Pas le choix de la couleur non plus (le modèle existe pourtant dans trois coloris). Pour ce prix, j’espérais avoir au moins la chance de déballer des chaussures neuves. Hésitations, discussions avec ma moitié puis on repose le tout discrètement avant de nous en aller.

Bonne opération finalement puisque quelques jours plus tard, nous faisons l’aller-retour aux magasins d’usine à Troyes dans la journée, pendant les soldes… et j’y ai trouvé ma paire de chaussures NEUVES et dans la couleur que je voulais (noir et violet) pour… moins de 80 euros ! (Magasin Salomon chez Mac Arthur Glen). Fantastique ! Rien que cet achat aurait valu le trajet, mais ça n’allait pas être le seul…

La veste en Gore-Tex

Dans ce même magasin, je tombe sur un rayon de vestes en Gore-Tex de la marque Arctéryx. Ne connaissant absolument rien aux types de matériaux existants et à leur utilité, je me fais expliquer le principe du Gore-Tex par mon cher et tendre et un vendeur. Déperlant (mais pas vraiment imperméable?), coupe-vent, ultra léger, coupe plutôt féminine, capuche rabattable dans une poche zippé : j’opte pour la « Veste Alpha SL Hybride Femme ». (Ne le répétez pas, mais pour moi cela reste un gros Kway qui fait un bruit de paquet de chips quand on le plie). Prix public affiché ? 350 euros. Mais je vous rappelle que c’étaient les soldes, dans un magasin d’usine à Troyes, ce n’est bien évidemment pas le prix que j’ai payé (environ 110 euros quand même, mais il parait que ça vaut le coup?).

Veste Goretex

Point négatif : une journée sous la pluie en Février à Disneyland le weekend suivant m’apprendra que certes, c’est un coupe-vent, mais que cela ne tient absolument pas chaud. A combiner de préférence avec une polaire par temps froids, donc…

La polaire

La polaire, c’est pratique et ça tient bien chaud ! Je regarde un peu ce qui existe en matière de polaires en promo sur différents sites Internet et je tombe un peu par hasard sur ce modèle : la Snow Wonder Polaire Veste Femme (de Royal Robbins). La matière a l’air confortable et originale, la couleur me plait et la coupe semble féminine et bien ajustée. Je n’ai même pas le temps d’aller l’essayer en magasin que j’ai la surprise de la recevoir en cadeau lors de ma fête de départ du boulot !

Polaire

Après essayage, même dans la plus petite taille, je flotte encore un peu dedans mais la polaire est ultra confortable et tient effectivement bien chaud.

Les sous-vêtements

Ha, grand sujet que les sous-vêtements ! Très, très important ! C’est quand même la pièce de tissu que je vais porter quotidiennement pendant les 13 mois du voyage ! (Et après aussi, hein, mais j’aurai peut être plus de choix). Bref, il me fallait quelque chose de résistant, d’antibactérien (évidemment, nous ferons des lessives touuuuus les jours, ha ha ha…), de respirant, de léger, de frais en été, de chaud en hiver. En un mot, de la laine de Mérinos !

J’ai su très vite que je voulais casser ma tirelire pour m’offrir des IceBreaker (et non, je ne pouvais pas attendre le mois de février pour les acheter directement sur place en Nouvelle-Zélande) alors j’ai craqué pour deux brassières de type Sprite Racer Bra, une brassière de type Siren et 4 shorties assortis….

sprite orange haut sprite orange bas siren haut Siren bas

Si vous aussi vous cherchez à acheter des sous-vêtements Icebreaker à Paris, Anima Athletica est le seul magasin que j’ai trouvé : une très belle boutique de vêtements de sports pour femmes et les deux propriétaires sont vraiment très sympathiques !

Les chaussettes

Dans la même lignée, je voulais opter pour de la laine de mérinos pour les chaussettes aussi. Nous avons trouvé sur internet des chaussettes d’hiver – Merino Trekker de Horizon (2 paires chacun) à très bas prix.

Chaussettes hautes Chaussettes Icebreaker Coolmax GoSport CoolMax Go Sport gris

Pour les chaussettes d’été, j’ai opté pour une paire de chaussettes Icebreaker Ultra Lite mais, hélas, je trouve qu’elles n’absorbent pas super bien s’il fait vraiment très chaud dans les grosses chaussures de rando. Je me suis rabattue sur deux paires de chaussettes CoolMax de Go Sport (une très belle surprise d’ailleurs, très agréables!). Au royaume de la chaussette, ça y est, je suis reine.

Une paire de sandales de marche

Je me voyais mal passer 13 mois exclusivement dans mes chaussures de randonnée, surtout sur une plage en Thaïlande. J’ai donc cherché des sandales de marches confortables et pas trop imposantes (j’ai de petits pieds). Après avoir essayé quelques modèles, j’ai préféré le Sunlight II Femme de Columbia.

Sandales

2. Les vêtements de tous les jours

Deux pantalons détachables

Après avoir lu des dizaines de blogs de « tour-du-mondistes » et quelques livres, je me suis laissée gagner par le côté amusant de ces pantalons techniques qui se transforment en bermudas (pour un look des plus chics… non, enfin, pratiques!). Mais qu’est-ce que c’est, une matière technique ? Cela dépend des marques et des modèles mais c’est en général une matière légère, respirante, déperlante (imperméable sous une petite averse), écran UV et résistante aux éraflures et aux tâches.

Silveridge noir Silveridge beige

J’ai opté pour le modèle Silveridge de Columbia (toujours dans les magasins d’usine de Troyes) et puisque j’hésitais entre le modèle anthracite et beige… j’ai fini par prendre les deux ! (« Tu n’as pas la place de prendre les deux, tu sais » … « Mais si, deux pantalons à moi, ça prend la même place qu’un seul des tiens, je suis toute petite ! »).

Reste à savoir si je les utiliserais en mode bermuda un jour ou l’autre… Mais au moins, si je veux, je peux !

Deux shorts en jean

Il fera chaud, très chaud dans l’Outback australien au milieu de l’été (et sans doute ailleurs aussi?). Alors forcément, il fallait que j’emporte non pas un mais deux shorts en jean : un bleu (1.2.3) et un gris (Pull and Bear). Vu la taille du second, je dis que les deux ne comptent que pour un !

Short jean Short noir

Un pantalon un peu plus épais

Les pantalons détachables sont vraiment, vraiment très légers. Mais comme nous n’allons pas réussir à profiter de 13 mois d’été (même si nous avons essayé de planifier le trajet dans cette optique!), j’emporte aussi un pantalon Columbia un peu plus épais. Par-dessus un leggings en laine de mérinos, ça devrait me permettre de survivre à Ushuhaïa au début de l’hiver (…ou pas) !

Pantalon Columbia

Une chemise et un top technique

Ha, les magasins d’usine de Troyes regorgent parfois de petites perles ! C’est l’oeil avisé de Rodolphe qui a repéré cette merveille (la dernière de cette couleur) coincée au milieu d’un rayonnage de Salomon. Tous les vêtements techniques – même dans leurs plus petites tailles – sont en général trop grands pour moi alors c’est une belle surprise que cette chemise m’aille parfaitement ! Impossible de trouver une photo exacte du modèle (sans doute plus édité depuis quelques années) mais cela s’en rapproche grandement. J’ai également craqué pour un top ultra-respirant mais couvrant d’Icebreaker.

Chemise Tshirt Flash

Un top à manches courtes, à manches longues et une micro-polaire

Je pensais partir avec deux ou trois exemplaires de mes sacrosaints tops à manches longues de Uniqlo (légers, indéformables, isolants, antibactériens)… mais avouons-le, je suis tombée sous le charme du confort de la laine de mérinos ! A l’occasion d’une opération spéciale à Anima Athletica, j’ai pu profiter de remises incroyables (jusqu’à – 50% !!) et je n’ai pu que craquer pour un top à manches courtes, le même à manches longues et surtout, surtout, pour la micro-polaire Chakra que je ne quitte plus depuis (« Regarde, y’a même des passe-pouces pour que la manche reste bien en place s’il fait très froid!! » « … »).

Top MC Top ML Micropolaire

Trois tops tout-sauf-du-technique

Depuis que j’habite à Paris, soit une dizaine d’années maintenant, je n’ai jamais vraiment fait attention à ma garde-robe. Il pleut ou fait mauvais 90% du temps et je bossais 100% du temps restant. J’ai n’ai donc pas souvent eu à me poser la question du « Je mets quoiiiiiii aujourd’hui? ».

Mais en préparant ce voyage, il s’est passé quelque chose de tout à fait particulier… Moi qui n’avait jamais été portée sur la question des fringues (je porte d’ailleurs continuellement le même top à manches longues très simple de chez Uniqlo que j’ai en plusieurs exemplaires de trois couleurs), je me suis mise à regarder avec circonspection les vêtements techniques pour femme… Et je me suis dit que ça ne serait pas possible !

Perroquet Aloha Be different

J’ai donc glissé dans mon sac à dos trois petits tops (« Mais puisque je te dis que trois tops à moi, ça prend la même place que ton tee-shirt, si si ! ») de chez Pull and Bear (boutique trouvée par hasard à la Défense en allant au cinéma). Ca fera du bien au moral !

Une robe noire légère en coton

On ne sait jamais, imaginez, nous tombons par hasard sur l’Ambassadeur du Pérou au beau milieu d’un marché et il nous convie à une soirée : je serai bien contente d’avoir une petite robe noire toute simple à porter pour lui faire honneur ! Plus sérieusement, cette petite robe noire, je la porte depuis une dizaine d’années et surtout pour aller à la plage (mais elle fera très bien illusion pour quelque chose d’un peu plus soigné. Reste qu’avec mes sandales de marche, mes tongs ou mes chaussures de rando, c’est quand même pas gagné.)

3. Les accessoires pas si acessoires que ça

Une casquette

J’ai l’air ridicule avec une casquette, voilà, c’est dit ! Mais c’est pourtant, il est hors de question de partir sans. J’ai opté pour un ancien modèle de chez Quicksilver de type « army cap » (c’est eux qui le disent) qui n’est pas trop mal…

Casquette

Un maillot de bain, un board-short et une paire de tongs

Pas de sous à débourser pour le maillot de bain, je n’en manque pas ! J’emporte mon préféré, un Roxy noir, cadeau de Noël d’il y a quelques années. Et il se trouve que dans le magasin Go Sport de République, pendant ma quête des chaussettes parfaites, je suis tombée sur le rayon « Ado » … où il y avait une paire de tongs et un boardshort de la même collection ! Et hop, dans le sac !

Roxy haut Roxy bas Boardshort Roxy

Les tongs seront ultra-utiles lorsqu’il s’agira de prendre des douches dans des endroits, disons, typiques… Quant au boardshort, j’imagine que dans certains pays, c’est quand même mieux vu que le bikini à lacets (et puis, mesdemoiselles, avouons que lorsqu’on a pas l’occasion de s’occuper de soi pendant quelques semaines, ça permet de se couvrir un peu plus et de masquer dignement son côté yak en voyage).

Un paréo – chèche, un bonnet et des gants

En me baladant place de l’Hôtel de Ville, j’ai jeté un oeil aux vitrines du BHV du début de l’été, spécial « Voyages ». Et là, dans une très jolie malle en cuir, il y avait un beau paréo – chèche… carte du monde ! Voilà qui sera parfait, non seulement on a toujours besoin d’un chèche (pour se protéger de la poussière et du vent) et d’un paréo (pour la plage mais aussi pour garder un semblant de dignité quand, par exemple, vient l’heure de faire pipi au milieu des steppes mongoles où il n’y a pas un buisson à la ronde) mais j’y vois aussi un aspect super ludique : j’aurai toujours une carte du monde sur moi ! (Non, pas pour me repérer, mais peut-être pour montrer aux gens que nous allons croiser d’où nous venons, où nous espérons aller, notre trajet…)

Cheche Carte

J’emporte également un bonnet en coton noir tout simple et des gants en cuir / soie très légers que j’ai eu l’occasion de porter il y a quelques années à Montréal en hiver, ça devrait le faire!

Un leggings en laine et une paire de bas de contension

J’ai déjà mentionné le leggings en laine un peu plus haut, pour porter sous les pantalons lorsque nous traverserons des pays un peu plus froids (je vous rappelle que nous espérons toujours aborder en catimini un bateau en partance pour l’Antarctique depuis Ushuaïa à la fin de leur automne…) ou pour dormir au chaud dans le duvet. La paire de bas de contension, elle, permettra de soulager ma circulation sanguine pendant les innombrables trajets de plusieurs heures (journées?) que nous allons affronter ! Ce n’est pas super agréables mais c’est indispensable !

Pour en savoir plus sur le matériel, c’est par ici.

La trousse de toilette, c’est par là.

La trousse à pharmacie, ici.

3 réponses à L’équipement de Jordane – Les vêtements

  1. Mamanlouise

    Je me suis régalée à la lecture de vos préparatifs, équipement, vêtements, etc…
    Je vous suivrai en pensée et par iPad interposé, avec le plus grand plaisir.
    Tous mes souhaits de bonne réussite tout le long de votre itinéraire’
    Je vous embrasse bien fort t pus les deux

    • Rodolphe

      Merci MamanLouise ! Maintenant que le Mongol Rally est terminé, on va pouvoir s’occuper un peu plus de notre site et y mettre des photos !

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