Repos bien mérité à Ko Samui !

Ko Samui 00

Jour 115 à Jour 124
du lundi 4 au mercredi 13 novembre 2013

Note : Et non, l’hôtel en photo sur la page d’accueil n’est pas celui où nous sommes restés, nous n’étions pas si veinards ! ;)

Nous n’en revenons pas : malgré les incidents (ou plutôt accident !) des derniers jours, nous atterrissons bel et bien à Ko Samui ce lundi soir. Ce matin, nous étions encore à Phnom Penh en train de passer des radios de contrôle !

Nous déposons avec soulagement nos valises au joli Ibis de Bophut, sur la partie nord de l’île de Ko Samui (le seul Ibis au monde sur une plage, selon la pub!). Dès le lendemain matin, nous partons à l’exploration de notre nouveau quartier pour les dix prochains jours. Il nous faut au moins ça pour nous remettre de nos émotions !

Le contraste avec le Cambodge est saisissant. L’hôtel est superbe (et pas cher!), de petites lanternes accrochés un peu partout dans les arbres, il y a deux grandes piscines à l’eau limpide et même une petite plage (pas très large mais qui a le mérite d’exister). Nous traversons la rue et retrouvons même nos bien-aimés « 7-eleven » les convenient stores découverts au Japon : des magasins ouverts 24h/24 avec tout et n’importe quoi. Jordane peut enfin s’acheter du shampoing !! (Impossible depuis plusieurs semaines dans les pays où tout est écrit en alphabet-nouilles Comment différencier le shampoing du savon liquide de l’après-shampoing du dissolvant, enfin tout ça, vous voyez?) Ici, tout est traduit en anglais dans les restaurants… et même en cyrillique. Nous nous rendons compte très vite que notre hôtel est envahi par les russophones… tout comme le reste de l’île.

Nous n’allons pas vous le cacher : nous n’avons pas fait grand chose durant nos dix jours passés à Ko Samui. Existe-t-il pire torture que d’avoir une eau limpide à ses pieds, par une chaleur écrasante, sans pouvoir y plonger le moindre orteil ? Sur les conseils de Dr Sebban, il faut absolument éviter de mouiller nos pansements jusqu’à vendredi – samedi… Rodolphe étant blessé au pied, il ne peut même pas faire la moindre trempette pendant que Jordane joue les contorsionnistes à tremper un morceau de mollet gauche, indemne, tout en gardant hors de l’eau tout le côté droit.

Cela nous permettra de fignoler notre programme des mois à venir, chose que nous n’avions pas pu faire jusqu’à présent, le Mongol Rally ayant accaparé tous nos préparatifs avant le départ de Paris. Au programme : trouver tous les moyens possibles et imaginables pour remporter le 4×4 de nos rêves en Australie qui risque de nous échapper, planifier notre séjour dans le nord de la Thaïlande avec Simon et Mylène que nous retrouvons la semaine suivante à Bangkok, faire le point sur les trajets et budgets des pays suivants…

Rodolphe essaiera même de commencer à monter quelques vidéos mais se retrouvera coincé par le format-vidéo-génial-que-sa-camera-utilise-mais-compatible-avec-aucun-logiciel-intéressant. Pendant ce temps, Jordane installera une nouvelle version d’OS sur son ordi. Les geeks sont de retour ! Notre petit plaisir quotidien : sortir déjeuner et diner dans notre rue où les restaurants typiques abondent à des prix corrects (après tout, on est sur une île ultra touristique donc prix touriste…) Jordane fait une cure de « fried rice » : aux fruits de mer, au calamar, à l’ananas et une cure de « curry ». Attention, parfois ça déménage, même en demandant le moins épicé ! Rodolphe lui teste tous les smoothies et « fruit shakes » ou « chocolat shake » qui lui tombent sous la main sans oublier ses « fried noodles » mais attention pas n’importe lesquelles, surtout les nouilles très larges dont il ne connait toujours pas le nom !

Finalement, samedi arrive et nous enlevons enfin nos pansements et bandages (qui nous ont valu les sermons ou la compassion d’absolument tous ceux que nous avons croisés jusqu’à présent). Nous goutons à notre premier bain de piscine avec délice. Bon, ça pique un peu, mais ça en vaut la peine.

Quelques jours avant notre départ, nous louons un petit 4×4 pour quelques centaines de baht la journée et partons faire le tour de l’île à la recherche des plages magnifiques vantées par toutes les brochures (parce que les balades en éléphants et les cascades, activités principales ici, on a déjà donné). La route qui fait le tour de l’île fait une centaine de kilomètres et nous tâchons de nous arrêter à toutes les plages d’intérêt mentionnées dans notre guide. À chaque fois, nous galérons véritablement à trouver l’entrée des fameuses plages. Aucun panneau, aucun parking, rien ! Est-ce nous ou… ? Il faut à priori toujours traverser des hôtels avant de pouvoir y arriver. Et elles ne sont pas à la hauteur de leur réputation : une bande de sable blanc large mais sans absolument aucun charme : des blocs d’hôtels se succèdent sur des kilomètres et aucun cocotier ou palmier en vue. Des centaines de petits bateaux, kayaks ou scooters de mer sont sur l’eau et des zones de baignades sont délimitées par des bouées. L’eau est trouble. Heuuuu… ?

Nous fouillons un peu mieux dans le guide, toutes les plages célèbres épuisées, et finissons par trouver un petit commentaire caché au coin d’une page. L’auteur du guide parle de sa plage préférée : une plage secrète au nord de l’île où les hordes de touristes ne pensent pas à aller et où il est même possible de rejoindre un petit îlet de sable à marée basse au bout de la plage. Voilà qui semble intéressant ! Nous trouvons l’hôtel en question et le traversons pendant ce qui semble des heures. Il doit être hors de prix vu les piscines et les chambres proposées : de véritables jonques ont été aménagées en bungalows de luxe ! Nous arrivons finalement à cette plage et nous sommes ravis : le sable est blanc et l’eau est si chaude qu’il nous faut sortir régulièrement de l’eau pour nous rafraichir. Pour fêter l’événement et notre liberté de mouvement retrouvée, nous nous offrons même une petite heure de jet ski. Mais attention, ici c’est « thaï style! » Pas grand chose à signer, on nous tend les clés de l’engin et on nous demande vaguement où on veut aller. On demande où est-ce qu’on a le droit d’aller. « N’importe où » nous répond le jeune en charge du stand, sans même nous regarder. Ha oui ? Et effectivement, il n’a même pas levé les yeux une seule fois vers nous pendant que nous nous éloignons et la plage où il nous attendait a vite été hors de vue. Mais bon, faire des ronds en jet ski autour des îles du coin, c’est moins palpitant que de partir en véritable randonnée sur mer !

Encore plein de sable et de sel (et même encore en maillot de bain pour Rodolphe), nous profitons d’avoir la voiture pour nous rendre à l’hôpital de la ville conseillé par notre assurance : il est temps d’enlever les points de suture de Rodolphe ! Nous sommes accueillis par un bonhomme australien très prévenant qui nous appelle une infirmière en moins de deux. Les points sont enlevés plus rapidement qu’il ne faut de temps pour l’écrire mais il va falloir continuer à désinfecter pendant encore un moment. Au moment de partir, notre nouvel ami australien nous demande ce que nous comptons faire ce soir. La nuit commence déjà à tomber mais il nous parle de l’hôtel-restaurant d’une amie à lui accessible uniquement en 4×4 au sommet d’une colline. De la terrasse du Jungle Club (c’est son nom), il dit qu’on a une vue magnifique sur la baie et les lumières de la ville. Ni une ni deux, nous sautons sur l’occasion et nous dirigeons là-bas grâce à ses maigres indications et à une carte qui trainait dans la voiture. Là encore, nous ne sommes pas déçus, la vue est à la hauteur de sa réputation et la nourriture délicieuse !

Mais il est déjà temps pour nous de quitter Ko Samui, car nous avons rendez-vous à l’aéroport de Bangkok le lendemain matin avec Simon, le cousin de Rodolphe et Mylène, sa chérie. On nous dépose de très bonne heure à l’aéroport et cette fois, de jour, nous nous rendons compte qu’il s’agit en fait de jolies paillotes éparpillées autour de la piste, dans un superbe parc avec arbres, fleurs et étangs. C’est même un petit train coloré qui nous emmène jusqu’à l’avion !

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