Le festival des lanternes

LanternFestival 00

Jour 127 à jour 128
du samedi 16 au dimanche 17 novembre 2013

Une fois par an, quelques jours avant la pleine lune du mois de Novembre, les temples de Chiang Mai se parent de lanternes colorées, les moines en toge orange s’affairent dans les jardins, les rues s’habillent de rubans de papier, des estrades poussent à tous les coins de rue et d’étranges panneaux parlant de feux d’artifices et d’alcool – traduits en anglais ! – pullulent comme des champignons. Le festival des lanternes approche, à n’en plus douter ! Dès la tombée de la nuit, on aperçoit déjà les premières lanternes orangeâtres qui s’envolent dans le ciel en petits groupes timides.

Cette année, les festivités devraient avoir lieu entre le 16 et le 18 novembre, et l’immense lâcher de lanternes devrait avoir lieu dans le centre ville le 17, le soir de la pleine lune. La ville voit affluer des milliers de touristes pour l’occasion et on ne peut pas rater les marchands ambulants de lanternes en papier de toutes les tailles et de toutes les formes (et certaines même à l’effigie d’Angry Birds. Note : Dans absolument tous les pays que nous avons traversés, il y a toujours des bidules Angry Birds… de la serviette de toilette iranienne à la coque d’iPhone mongole, en passant donc par la lanterne en papier thaï et bien d’autres).

Dès notre arrivée à la guesthouse MD House, nous nous précipitons vers la femme en charge des excursions (notre nouvelle grande copine, vous l’aurez deviné) pour lui demander de plus amples renseignements sur le festival cette année. Où se passera le grand lâcher de lanternes du 17 ? Est-ce loin d’ici ? Peut-on y aller à pied ? Qu’y a-t-il à faire ce soir là ? Bref, nous essayons de nous organiser au mieux pour obtenir les meilleures places et être prêts le jour J. C’est quand même principalement pour cela que nous sommes venus à Chiang Mai ! Elle nous répond gentiment qu’à priori tout se passera en ville le soir du 17 – comme nous nous en doutions – mais qu’il y aurait aussi un grand lâcher de lanternes dans un temple à l’extérieur de la ville, vers le sud. Très bien !

Le lâcher de lanternes de Mae Jo

Nous occupons donc notre temps avant le 17 entre rafting, accrobranche, temples et tigres. Et puis, le soir du 16 novembre, en revenant de l’accrobranche, nous décidons d’acheter des lanternes pour nous entraîner avant la grande soirée du lendemain. Nous achetons donc quatre lanternes toutes blanches de taille moyenne et deux petits pétards-feu-d’artifice qui s’accrochent à la base des lanternes pour un effet tunning étincelant garanti. Nous faisons quelques pas, nos lanternes à la main, à la recherche d’un bon endroit d’où les lancer, quand un chauffeur de tuk tuk nous interpelle : « Mae Jo ? Vous voulez aller à Mae Jo ? Venez, je vous y emmène ! Pas cher ! Mais il faut y aller vite, ce n’est pas encore trop tard ! » Devant notre air perplexe, il s’explique : ce soir, le lâcher de lanternes a lieu à l’université de Mae Jo au nord de la ville, il y a des milliers de personnes là-bas, ce sera magnifique mais il faut y aller vite.

Petit conciliabule entre nous. « Tu bluffes Martoni ! » pensons-nous. S’il y avait un grand lâcher de lanternes au nord de la ville, Mme MD House nous l’aurait dit, non ? C’est censé être demain ! Ha, maintenant que nous y pensons, elle a changé d’avis plusieurs fois cette semaine au sujet du lâcher de lanternes qui avait lieu à l’extérieur (tantôt nous disant qu’il serait au nord, au sud…qu’il y aurait trop de monde, que ça ne valait pas le coup…etc) et n’était même plus sûre finalement, vu la météo un peu menaçante, si le lâcher en ville serait maintenu. Ce chauffeur de tuk tuk a peut-être raison malgré tout. Que faire ? Le temps qu’on s’interroge, il a disparu, embarquant avec lui d’autres touristes moins hésitants.

Sacrebleu ! On se poste au milieu de la route et on essaie d’arrêter d’abord un taxi collectif – qui nous regarde comme si l’on débarquait d’une autre planète – puis un jeune tuk tuk. Lorsqu’on lui répète que oui, nous voulons aller au lancement des lanternes de l’université, il est lui aussi très perplexe. « Mais c’est trop tard ! C’est à une heure d’ici et le lâcher a lieu dans 45 minutes ! » Devant notre air dépité, nos lanternes à la main, il nous fait un grand sourire, essaie de négocier le prix (c’est le jeu !) et nous dit qu’il va faire le maximum pour qu’on y soit à l’heure. Et à peine avons-nous grimpé dans son tuk tuk aux néons éblouissants – Simon à l’avant sur une minuscule place à côté du chauffeur – qu’il met VRAIMENT les gaz ! On file à une allure folle dans les rues de Chiang Mai, zigzagant entre les voitures, les piétons et les autres tuk tuk. Notre chauffeur est mort de rire à chacun de nos petits cris de surprise dans les virages et y met sérieusement du bon coeur. Sa bonne humeur est communicative et l’excitation monte ! Il passe plusieurs coups de fil à un ami qui est déjà sur place, pour en savoir plus. Il craint des embouteillages monstres là-bas, nous dit que c’est impraticables et accélère. Nous regardons les minutes s’égrener sur son horloge électronique, le coeur serré. Bon, même si le lancer est à 20h, peut être qu’il y en aura un autre ensuite ? Un toutes les heures, non ? Nous quittons rapidement la ville, avalons les kilomètres à une vitesse folle et on y croit. Nous suivons sur l’iPhone notre position GPS : nous ne sommes plus très loin de l’université de Mae Jo, plus que 3 kilomètres ! Notre chauffeur a été plus qu’efficace, il semble ne pas en revenir lui même !

Mais patatras, à 20h exactement, alors que nous ne sommes plus qu’à quelques centaines de mètres des grilles de l’université, nous apercevons de loin une immense marée de feu qui monte petit à petit vers le ciel. Le spectacle – même à cette distance – est époustouflant et même notre chauffeur de tuk tuk fait une pause de quelques secondes pour regarder. Il reprend ensuite son allure folle pour zigzaguer jusqu’à l’entrée de l’université. La queue est monstre, tout est bloqué, il y a des centaines de voitures et personne ne bouge d’un mètre. Vite, vite, il faut faire vite ! En un quart de seconde, nous décidons de descendre du tuk tuk, nous échangeons nos numéros de téléphone et il promet de nous attendre jusqu’à 22h (ce que nous avions négocié durement car nous nous doutions qu’il serait difficile de trouver un tuk tuk retour s’il y avait autant de monde qu’ils le craignaient tous). Nous sautons du tuk tuk et commençons à marcher à vive allure vers l’université. Le GPS dit qu’il n’y en a que pour à peine un kilomètre.

Mais quelle marée humaine ! Nous devons nous frayer un chemin entre les motos, les tuk tuks, les voitures et les piétons. C’est incroyable, il est impossible de faire quelques pas sans manquer de se faire écraser. À la vitesse d’un escargot. Aucun policier en vue, aucune organisation, aucun panneau. C’est le chaos total, même à pied. Tout le monde est bloqué dans les deux sens, et personne ne cède sa place. On parle de milliers de voitures ! Nous marchons le premier kilomètre avant de voir enfin quelques bonhommes avec gilets réfléchissants qui tentent de diriger les voitures. Tous les véhicules ont l’air de repartir dans l’autre sens, d’ailleurs… Allez, on y est presque ! Nous prenons des photos de l’immense cortège de lanternes de loin, au dessus des grillages et on maintient notre allure. On ne veut pas rater le lâcher suivant !

En se rapprochant du coeur de l’université, les voitures disparaissent et sont remplacées par un flot ininterrompu de personnes. Mais combien sommes-nous ?! Des dizaines de milliers ? Nous poursuivons coûte que coûte, nous remontons les allées où s’entassent les petites échoppes qui vendent à boire, à manger, des lanternes, des fleurs à laisser flotter sur la rivière qui longe l’université… Nous sommes morts de faim et de soif mais nous n’avons pas le temps ! Nous espérons arriver à temps pour le lâcher de 21h ! Etrangement, nous sommes la plupart du temps dans le noir, les petites lampes des échoppes n’éclairant pas grand chose. Tant bien que mal, nous hissons nos lanternes au-dessus de nos têtes pour ne pas les abîmer. Nous poursuivons jusqu’à d’immenses grilles ouvertes où la queue s’immobilise. Des gens grimpent aux grilles pour échapper à la foule. Il est presque 21h. Nous avons mis presque une heure pour faire les deux kilomètres. À un moment, un cordon se forme au milieu de l’allée et des centaines de gens sont relâchés en sens inverse, rouges et transpirant à grosses gouttes. Ils étaient bloqués dans l’enceinte de ce qu’on devine être « la zone de lancement » depuis très longtemps. Devons-nous continuer ? Ça n’a l’air d’aller nulle part et nous allons finir par être étouffés par tous ces gens qui s’agglutinent toujours et encore ! Nous entendons une femme qui repart en sens inverse s’écrier (en anglais) : « Mais pourquoi ne nous laissent-ils pas sortir ? Pourquoi laissent-ils entrer encore les gens ? Ça ne sert à rien ! Le lancer était à 20h, c’est fini maintenant ! C’est fini ! Repartez ! Laissez-nous passer !». Nous venions de franchir les grilles et nous comprenons enfin que cette femme à bout de nerfs a raison. C’est fini. Les lanternes de l’immense bouquet commencent à disparaitre loin au dessus dans les nuages, et le flot des lanternes lancées à leur suite commence à s’épuiser.

Ça ne sert à rien de continuer. Et nous avons rendez-vous avec notre tuk tuk à 22h, il va être temps de se remettre en route. Dépités, transpirants, déçus, mais la tête en l’air pour en voir le plus possible, nous faisons marche arrière. Impossible de rester dans l’allée centrale cette fois, tout le monde semble avoir compris qu’il faut faire demi-tour. Nous enjambons les restes de lanternes brûlées et les déchets sur les bords de la rivière pour nous frayer un chemin. Les échoppes commencent à fermer. On ne se quitte pas des yeux, on est séparés par la marée humaine assez régulièrement. Un peu avant de ressortir de l’université, on aperçoit du coin de l’oeil un espace dégagé où des gens finissent de diner. Allez, ce serait trop bête de partir sans avoir lancé nos lanternes qui ont miraculeusement survécu à ce périple !!

Il y a justement une « aire de lancement » entourée de quelques cordes et avec un feu au milieu. Il n’y a personne, un peu d’air frais ! Fébriles, nous déplions notre première lanterne et approchons son serpentin de la flamme. Rien ne se passe. Ca ne veut pas brûler ! On attend, on attend, on attend. Le serpentin noircit mais ne s’enflamme que difficilement, la lanterne met longtemps à se gonfler. À ce moment là, un jeune thaï en chemise s’approche de nous et nous explique, en mêlant les gestes à son discours en thaï, comment procéder ! Déjà, il faut être beaucoup plus près du sol pour que l’air chaud soit emprisonné plus facilement. Ensuite, avant d’enflammer le serpentin, il faut le déstructurer un peu avec les doigts pour qu’il prenne feu plus facilement. Ha, ça marche beaucoup mieux d’un coup ! Nous lançons la première lanterne avec son aide. Ça marche tellement bien sa technique que notre deuxième lanterne s’enflamme avant même d’avoir décollé ! Un peu téméraires, nous tentons d’harnacher la troisième lanterne avec notre petite tige de pétard-feu-d’artifices. Notre ami thaï essaie de nous aider à la mettre en place au niveau du serpentin, mais la lanterne de taille moyenne semble avoir du mal à se soulever avec ce petit ajout ! Bon, tant pis, nous remettons nos tiges-pétards dans notre sac et lançons tranquillement notre troisième et quatrième lanternes.

Nous nous extasions devant notre exploit quelques minutes mais nous n’avons pas le temps de profiter beaucoup plus : il ne nous reste que 45 minutes pour retourner dehors (loin là-bas ! l’autre bout du monde vu d’ici !) où doit nous attendre notre tuk tuk. Il tente d’ailleurs de nous joindre par téléphone mais cela capte mal, nous ne comprenons pas bien. Nous reprenons place dans la marée humaine et nous laissons porter, à grands pas, jusqu’à la route principale. Plus facile à écrire qu’à faire. Sur le chemin, nous croisons un photographe francophone qui nous confirme qu’il vient là tous les ans et qu’il n’a jamais vu une telle affluence. Il n’en revient pas ! Forcément, l’événement et le lieu n’était pas dimensionnés pour…

 À 22h03 exactement, nous atteignons enfin la route principale après un petit footing. Nous ne sommes pas les seuls, même si la foule s’éclaircit un peu. Nous nous félicitons d’avoir pensé à prévoir notre aller-retour en compatissant avec les autres touristes qui galèrent à trouver un moyen de transport. Mais… Notre tuk tuk n’est pas en vue. Petite inquiétude : et si on ne le trouvait pas ? Ça ne serait pas trop un souci pour nous car nous n’avons pas payé d’avance… mais nous ne voulons pas lui avoir fait perdre sa soirée en rentrant par nos propres moyens. Nous partons en repérage deux par deux de chaque côté de l’avenue… Rien. Il finit par nous appeler : il arrive dans dix minutes ! Le coquin avait du en profiter pour faire deux trois courses plutôt que de nous attendre bêtement… et après tout, il a eu raison ! Il apparait enfin, toujours avec son grand sourire communicatif et il nous ramène à notre guesthouse en moins de deux (cette fois, c’est Jordane qui hérite de la petite place devant !). Même si cette fois nous n’étions pas pressés, il n’a pas hésité à mettre la gomme… Un peu KO, nous rentrons nous coucher après cette journée et cette soirée riches en émotions… Mais pourquoi diable Mme MD House ne nous avait-elle rien dit ? Peut-être voulait-elle éviter justement que nous nous perdions dans cette marée humaine…

(Note : Après recherches sur Internet, le lancement des lanternes de Mae Jo est organisé par une grande secte bouddhiste spécialisée dans les événéments « photogéniques » et le gouvernement refuse de s’y associer… Ceci explique cela!)

Le lâcher de lanternes de Chiang Mai

Après une bonne nuit de sommeil et maintenant que nous sommes des experts en lancement de lanternes, nous sommes bien décidés à ne rien rater des festivités du soir même, en plein centre de Chiang Mai. Nous demandons donc de nouveau conseil à Mme MD House : une procession religieuse doit partir du Palais royal à l’ouest de la ville sur les coups de 18h et traverser la cité en ligne droite vers l’est pour rejoindre la rivière Ping… Et oui, ce soir, ce sont en fait deux festivals qui sont célébrés ! Le festival des lanternes « Yi Peng » se tient le soir de la seconde pleine lune du calendrier Lanna (l’ancien royaume dont Chiang Mai était la capitale) et cela coïncide avec le festival thaï des couronnes flottantes « Loi Krathong », qui se tient lui lors de la pleine lune du douzième mois. En plus des lanternes porte-bonheur lâchées dans le ciel, il y aura donc également ce soir tout un rituel pour déposer des couronnes en forme de lotus (comprenant des feuilles de bananiers, des bâtonnets d’encens, des offrandes et une chandelle) à la surface de l’eau… tout un programme !

Pour le moment, le cortège devrait passer pile dans notre quartier ! Nous laissons de côté nos deux-roues loués pour la journée, achetons quelques lanternes et nous mettons en route en espérant devancer la procession (pour éviter de se retrouver coincés comme la veille) et trouver de bonnes places pour voir le défilé.

L’ambiance dans les rues est très différente de la veille : nous avons toute la place qu’il nous faut pour nous faufiler entre les dizaines de troupes et de chars qui se massent dans la semi obscurité des ruelles, attendant le cortège principal. Tous ont revêtu leurs plus belles tenues de cérémonie et portent haut les drapeaux à l’effigie de Bouddha. Des reines de beauté trônent sur certains chars, agitant leurs petites mains, le sourire crispé mais radieux devant les dizaines de photographes qui tentent de les approcher. Ce soir, la plus belle d’entre elles devrait être élue reine Noppamas de la soirée (un des événements de la parade le plus attendu) ! Nous croisons aussi la version locale des « dragons dansants », des hommes déguisés dans des costumes de dragons ou de licornes blanches à poils longs, dansants et agitant leurs popotins au rythme de la musique des orchestres ambulants. D’autres chars sont pris d’assaut par les passants : ils sont composés uniquement d’enfants ultra-maquillé(e)s et à l’allure de petites poupées de cire. Dans l’assistance, tout le monde est vêtu de blanc, symbole de pureté hautement prisé par les bouddhistes.

Nous poursuivons notre chemin en amont du cortège pour rejoindre le pont surplombant la rivière Ping en essayant de devancer la foule. En route, nous nous arrêtons dans un marché de nuit à l’allure de fête foraine où nous craquons pour des morceaux de calamars grillés, des patates douces sautées, des brochettes de viande, des pad thaï et même de délicieux kebabs de poulets ! Nous achetons quelques lanternes de plus et nous nous décidons à lancer nos premières lanternes de la soirée. Il y a une petite étendue de verdure avec encore un peu de place et nous y établissons notre « camp ».

Au-dessus de nous, des myriades de lanternes aux allures de méduses colorées s’élancent. Il y a un peu de vent et chacun retient sa respiration au moment de lâcher la lanterne, alors que certaines vont s’échouer dans les arbres qui bordent la place (dont une de Simon !). Cette fois-ci, nous avons prévu le coup et avons acheté aussi quelques « grosses » lanternes, suffisamment grosses pour se soulever et embarquer notre feu-d’artifice-pétard ! Wouhou ! Ça pétarade et ça crépite de mille feux pendant l’ascension.

Pas de pompiers à l’horizon alors que les lanternes continuent de brûler dans les branches. Quelques policiers qui passent par là sautent parfois à pieds joints sur les quelques lanternes qui n’ont pas décollé et qui ont été laissées là, à brûler au sol. Consignes de sécurité ? Ça n’existe pas vraiment ici !

Le spectacle reste malgré tout magique et nous restons un moment, le nez en l’air, à nous ravir de ces petites étoiles oranges qui flottent au gré du vent. Elles montent vite, très vite et disparaissent bientôt, remplacées par d’autres.

Nous reprenons notre petite balade nocturne et prenons place sur le pont  Saphan Nawarat. Par chance, il y a encore quelques places sur les rambardes et nous apercevons enfin les milliers de krathongs qui flottent sur l’eau. À quelques mètres de là, sur la rive, une estrade en bambou sur pilotis a été construite et les fidèles font la queue pour déposer sur la rivière leurs offrandes.

(Devons-nous vraiment mentionner ces Thaï dans l’eau jusqu’à la taille, à quelques mètres à peine de la base de lancement des krathongs et qui sans AUCUN scrupule récupèrent les krathongs, les désossent, mettent dans leurs poches les quelques sous laissés en offrandes et rebalancent sur l’eau la carcasse détruite du krathong, à la vue de tous…?)

Les feux d’artifice lancés depuis le City Hall (où le cortège vient d’arriver à quelques centaines de mètres de là) explosent enfin dans le ciel, se mêlant aux lanternes. Les éclats colorés se reflètent sur la rivière, là encore l’instant est superbe ! (Même s’il faut souvent baisser la tête pour éviter une lanterne en perdition, qui finit souvent par se prendre dans les fils électriques et les guirlandes un mètre au dessus de nous, faisant exploser au passage quelques ampoules… Sécurité vous dites ? Ha !)

Une fois les feux d’artifice terminés, nous retournons à notre emplacement préféré et y lançons nos dernières lanternes d’une main experte. Au final, nous  aurons lancé 13 lanternes durant ce festival (et avons fait autant de voeux !) et n’avons à déplorer que 2 crash !

Une réponse à Le festival des lanternes

  1. Jeff

    J’ai aimé ce récit épique! J’ai ressenti la foule, la vitesse, la détermination et la beauté.
    Presque aussi heureux et épuisé que vous à la fin!

    Bises et continuez!!

    Jeff

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